Une vision d'optimisme pour la région
Propos recueillis par Jacques R. LORNE
C'est ainsi que s'exprime Thierry Laborde, Directeur Régional BNP Paribas, qui vient pendant cinq années de participer, à son échelle, au développement de la région. Juste avant son départ pour d'autres importantes fonctions, nous, qui l'avions rencontré à son arrivée, nous voulions le retrouver à l'orée de son départ pour ses bureaux parisiens pour qu'il nous fasse part de l'actualité de son établissement, notamment en terme d'investissement, et de sa perception de l'avenir de notre région. Nous profitons de ce reportage pour lui souhaiter beaucoup de réussite dans ses nouvelles fonctions et rendre hommage au personnage, qui malgré un emploi du temps souvent très chargé, a toujours su prendre le temps de nous recevoir cordialement.
ASI : Baudoin Prot, Directeur Général de la BNP Paribas, vient d'annoncer l'intention de rachat de la Banco Nationale del Lavoro (BNL) pour neuf milliards d'euros. On parle sur cette affaire-là d'international, mais on peut aisément imaginer que la stratégie du groupe soit dirigée sur l'Europe, notamment lorsqu'il parle de " création d'un deuxième marché domestique à la consolidation européenne qui est maintenant en marche. " Pouvez vous nous expliquer cette démarche ?
Thierry Laborde : Pour BNP Paribas, sa vocation, sa
stratégie, est
d'être un groupe bancaire mondial et nous le sommes, avec d'exceptionnelles
positions en Europe et deux marchés domestiques, la France, et nous
l'espérons, demain l'Italie. C'est çà le sujet !
En
France, nous sommes la banque de détail dont les recettes ont été les
plus fortes, plus de 6% en 2005, (aucune autre n'a connu une évolution
pareille), et l'avènement de plus de 160.000 nouveaux clients particuliers
qui nous ont fait confiance. On voit bien que la dynamique de rénovation
de notre réseau est une vraie réalité. Elle se traduit
dans l'évolution de nos parts de marché et la satisfaction
de nos clients. Quand je parle d'un groupe mondial, il ne faut pas oublier
que nous avons un troisième marché domestique, où nous
sommes un des leaders, c'est l'Ouest des Etats-Unis avec " Bank of the
West ", notre filiale à 100%. Nous sommes ainsi la sixième
banque californienne et parmi les premières banques de l'Ouest des
USA. Il faut savoir que le PIB de la Californie est supérieur à celui
de la France, la dynamique non plus n'est pas la même et l'évolution
est beaucoup plus forte. Ce marché a fait l'objet d'une croissance
organique et externe significative sur l'Ouest des Etats-Unis. Nous avons
d'ailleurs racheté, par l'intermédiaire de notre filiale, de
nombreux réseaux bancaires, dont Fédéral Continental
racheté en début 2005, alors que les synergies ont été mises
en place en milieu d'année. Nous sommes présents dans 85 pays,
sur deux grands types de pays : ceux déjà développés
où nous avons des métiers de banque de financement ou d'investissement,
de services financiers spécialisés et également d'Asset
Management and Services. Nous avons aussi une stratégie qui touche
tous les pays émergents. En 2005 nous avons racheté la cinquième
banque turque et nous venons d'acquérir 51% de Ukrsibbank, la cinquième
banque ukrainienne qui compte 800 agences et 10.000 salariés. Nous
investissons en croissance organique et en création de gros réseaux
au Maroc avec la BMCI, en Algérie où nous allons créer
des dizaines d'agences, en Tunisie, en Egypte et au Moyen Orient. Il y a
effectivement une stratégie de croissance, ou organique ou externe,
selon les cas et les opportunités. La présence internationale
de BNP Paribas est déjà mondiale dans les métiers de
gros, de banque de financement et d'investissement. C'est sur les trois grandes
zones en pays développés, sur la banque de détail avec,
en particulier, une volonté sur les pays émergents, y compris
hybriques, la Russie, la Chine où nous venons de prendre une participation
de 20% dans une banque chinoise. C'est une vraie stratégie de développement
de banque de détail et de services spécialisés aux particuliers
ou aux entreprises au travers des autres organismes du groupe. C'est une
banque à vocation mondiale qui a vocation à être la première
banque de la zone euro, qui investit et se développe là où il
y a de la croissance, notamment sur tous les pays émergents, qui sont
des pays à croissance forte où nous avons aptitude à être
présent avec des métiers comme Cetelem, très présent
au Brésil, qui s'est énormément développé sur
ce territoire et y investit
beaucoup.
ASI : On en revient à une stratégie européenne forte au niveau du particulier, c'est du moins ce qui à l'air d'être une nouveauté lorsque le mot " domestique " est prononcé…
T Laborde : Non, ce n'est pas nouveau ! En Europe par exemple, nous sommes le leader de l'immobilier d'entreprise grâce au rachat d'Atis Real, conclut l'année dernière. Lorsque l'on parle de l'Italie, nous sommes déjà et depuis longtemps le leader du crédit à la consommation avec Findomestic, filiale à 50% du Cetelem et de la Caisse d'Epargne de Florence. Cela donne encore plus de sens à l'opération qui est en cours avec BNL. Avec UCB, nous sommes le troisième acteur de la distribution de crédit immobilier en Italie, Cortal Consors (né en 2001 de la fusion entre le Français Cortal et l'Allemand Consors), qui nous appartient à 100%, est N°1 en France et en Allemagne du courtage en ligne et de la distribution d'épargne en ligne aux particuliers. Certes se sont des services spécialisés et non des services bancaires, mais ils confirment notre omniprésence sur le marché des particuliers en Europe.
Il faut savoir que BNP Paribas était la deuxième capitalisation boursière, derrière Banco Santander, en zone euro. Nos positions européennes étaient déjà très fortes avant BNL : nous employions 4.000 personnes en Italie, 4.000 en Allemagne, 2500 en Espagne et environ 7 à 8.000 en Angleterre. Si BNL se fait, nous totaliserons 127.000 salariés sur le plan mondial, dont 55.500 sur notre territoire. La France devient minoritaire. En effet, notre groupe n'emploiera plus que 40% de ses effectifs en France, l'emploi se répartissant ainsi : 15 % en Italie représentant les 16.000 employés de BNL, plus les 4.000 que nous avons déjà, 23% autre Europe, 11% en Amérique du Nord, 5% en Afrique - Moyen Orient, 4% Asie-Océanie et 2% en Amérique du Sud.
ASI : Qu'est ce que le grand programme d'ouverture d'agences sur le pourtour de la Méditerranée et la Russie, 70 au total, peut avoir comme incidence par rapport au régional de l'étape que vous êtes?
T Laborde : Il est clair que lorsque
l'on est à Marseille et que l'on
a la chance de travailler dans une banque qui investit sur le bassin méditerranéen,
c'est une vraie aubaine pour nos clients. Ce qu'il faut bien avoir en tête,
s'explique en quelques chiffres : Actuellement en France, nous avons 2300
agences ; sur la région que je dirige (jusqu'à la fin du mois),
l'Arc Méditerranéen, il y en a 370 et nous en créons
en moyenne 10 par an. Le développement en Italie, si l'opération
BNL se réalise, c'est 800 agences, la Turquie en représente
120 et nous en avons 275 entre le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et
l'Egypte. Le réseau méditerranéen de BNP Paribas compte
3500 agences dans sept pays. Ce réseau nous permet d'avoir un maillage
du territoire assez exceptionnel, ce qui nous permet d'apporter un service
de proximité à nos clients. Il y a cinq ans nous avons inauguré les
Trades Centers ; ils sont actuellement dans tous ces pays.
ASI : Est-ce que cela va nécessiter un service " méditerranéen " plus important dans votre direction régionale ?
T Laborde : Il existe déjà, car nous avons beaucoup investi à ce sujet. Quant à l'incidence que cela peut avoir pour nous, c'est d'avoir plus de clients qui nous confient les opérations dédiées à ces marchés et de développer la capacité de traitement sur place. Les commerciaux nous les avons, ils suivent les clients et ils ont aptitude à en absorber encore. Notre centre d'affaires emploi 75 personnes à Marseille uniquement dédiées à la plate forme entreprise, et un Trade Center de 4 personnes. Nous venons de créer un quatrième poste de commercial " opérateur de salle des marchés ", car trois opérateurs n'y suffisaient plus. Notre " usine " de commerce international est dans cet immeuble. Nous anticipons les besoins de relève et nous avons des jeunes en alternance en permanence. Actuellement, nous avons 5 jeunes issus de BTS commerce international que nous formons dans l'agence production.
ASI : Est-ce que le siège passe par votre expérience du bassin méditerranéen pour étoffer sa stratégie ?
T Laborde : Non, clairement ! Nous sommes opérationnels, notre raison c'est de nous occuper de nos clients et d'assurer leur développement dans les zones, d'utiliser les différentes synergies qui sont en place et pour ma part de m'occuper des trois mille salariés que je dirige. Notre rôle est de pousser pour que le développement ait lieu, et après, de savoir l'utiliser pour nos clients.
ASI : Vous avez parlé de la salle des marchés… Dans ce cadre, pensez-vous, depuis que vous avez entrepris cette implantation avec ces nouveaux objectifs, qu'il y a une croissance exponentielle intéressante au niveau des marchés?
T Laborde : Oh Oui ! Lorsque nous regardons l'évolution de nos recettes sur le marché des entreprises, nous sommes le Centre d'Affaires Méditerranée Entreprises qui est dans le top 3 des 24 qui existent en France avec la plus forte progression de recettes, et c'est un des plus gros. Il fait 60 millions d'euros de chiffre d'affaires, uniquement sur la zone méditerranéenne et sur les moyennes et grandes entreprises, sans parler des petites qui elles sont restées dans les groupes d'agences. C'est un de ceux dont le parc de clients progresse le plus vite. Cela montre bien, que cette région qui était peu manufacturière, n'a pas eu à gérer de reconversions industrielles, ce qui pose beaucoup de problèmes dans d'autres régions. Au contraire, nous y trouvons aujourd'hui des entrepreneurs dynamiques qui font de la croissance externe, et des entreprises qui se développent. Cela prouve la faculté et le pouvoir, à partir du moment où on a une couverture de grands clients ou de PME de la région, d'apporter aux entreprises toutes les compétences et les métiers de la banque pour assurer leur développement. Ce qui me semble important, c'est qu'il se passe beaucoup de choses dans cette région. Les entreprises se développent et singulièrement les opérations de croissance externe d'entreprises méditerranéennes, sud-est de la France, sont reparties et on va en voir de plus en plus, faites-moi confiance ! On constate qu'il y a des acteurs dans la région qui souhaitent vraiment profiter et tirer partie de la mondialisation.

ASI : Pour rendre les entreprises plus compétitives, on parle en haut lieu de rendre les sociétés plus fortes par différents systèmes, notamment dans notre région où il y a beaucoup de petites entreprises. Qu'en pensez-vous et comment, selon votre expérience, cela peut-il se faire ?
T Laborde : Une société devient plus forte lorsqu'elle a plus de capitalisation, plus de fonds propres, donc elle dégage plus de bénéfice. Ce que je crois aujourd'hui, c'est que depuis la crise du début des années 90 les dirigeants d'entreprises savent bien qu'il faut être très vigilant sur les grands équilibres fiduciels. Ce qui assure le développement d'une entreprise c'est sa propension à avoir de l'auto financement et des fonds propres, je crois que c'est le leitmotiv. Toutes les entreprises ici sont très sensibles ; elles doivent d'abord se désendetter avant d'aller vers des projets de croissance externe, c'est un point très important pour qu'il n'y ait pas de " surchauffe ". Les entreprises dont on parle, celles qui ont vocation à se développer, ont aujourd'hui des bilans sains, même celles qui ont eu des difficultés à une époque. Le meilleur exemple c'est " Avenir Telecom ". Cette société qui a connu beaucoup de difficultés à une époque, s'est redressée - elle vient de réaliser une opération de croissance externe importante au Portugal et elle se développe également dans les pays de l'Europe de l'Est (Roumanie, Bulgarie etc) sur son métier de base. On constate, avec cet exemple, que les entreprises qui ont eu des problèmes et qui sont passées par une phase de redémarrage en confortant de nouveau leur structure financière, peuvent repartir. Nous voyons peu de projets aventureux, mal ficelés, les projets qui nous arrivent sont sérieux et ils sont finançables.
ASI : Il y a une affaire, Suez - Gaz de France pour ne pas la nommer, qui fait date et qui fait ressortir le spectre du protectionnisme en risquant peut-être de contrarier nos relations avec notre voisin italien. Quelle peut-être la réflexion du banquier à ce sujet ?
T Laborde : Ce que je perçois aujourd'hui, d'après ce que j'ai pu lire dans la presse, c'est un rapprochement entre deux acteurs leaders sur l'énergie. On sait combien le propos de la concentration est essentiel sur le sujet de l'énergie. Suez et Gaz de France sont de très belles entreprises et sur le fond, le projet à un sens. Voilà tout ce que je peux dire, n'étant pas dans le dossier. Ce qui me parait important quand même, c'est que pour un pays, c'est primordial d'avoir ses centres de décisions sur son territoire. Je prends l'exemple des banques, problème que je connais le mieux : avoir des grandes banques qui se portent bien c'est essentiel pour l'indépendance d'une nation. Quand vous avez un pays qui n'a plus de banques avec leurs centres de décision, c'est plus compliqué. C'est fondamental, car cela est le garant de l'emploi. Si nous avons plus de la moitié de nos collaborateurs à l'étranger, le développement à l'extérieur fait que nous allons créer en France près de 1000 postes pour l'accompagner, et cela parce que nous avons nos centres de décision sur le territoire national. Il ne faut pas oublier, lorsque vous avez une période un peu plus difficile dans une entreprise, qu'est-ce que vous faites ? …Vous commencez à alléger vos coûts dans les pays où vous n'avez pas vos centres de décision - c'est ce qui est fait en premier.
ASI : Voilà cinq ans maintenant que vous êtes à la tête de la direction régionale. Vous aviez comme challenge, avec le lancement du World Trade Center, la conquête de l'entreprise, vous avez obtenu des résultats très satisfaisants, nous venons d'en parler. Mais présentement, quelle est votre vision du développement de la région pour les cinq ans à venir, et quels sont vos nouveaux objectifs en ce qui concerne le territoire que vous couvrez qui, il faut le rappeler, couvre le Languedoc Roussillon et la Corse en plus de Provence Alpes Côte d'Azur ?
T Laborde : La réorganisation profonde que
nous avons menée
est finie. Toutes nos organisations sont en place dans nos nouveaux locaux
situés sur le complexe Euroméditerranée. Cela veut dire,
nos 11 groupes d'agences qui s'occupent de la clientèle particuliers
et professionnels, de petites entreprises et de banque privée. Deuxième élément
de satisfaction, le centre d'affaires Méditerranée Entreprise,
un ici, un à Sophia Antipolis, et un autre au Millénaire à Montpellier
qui franchement donne des résultats assez exceptionnels. Troisième
point, toute la réforme des back-offices est faite ; nous les avons
sortis des onze groupes d'agences pour les mettre à trois endroits
: à Montpellier une agence de production, une à Nice et cinq à Marseille.
Nous avons bougé sans conflit social, sans problème majeur
de qualité clientèle, cinq cent postes de travail back office
pour justement investir dans la professionnalisation des filières
de traitement. La réorganisation est faite, nous n'en parlons plus.
Actuellement nous nous consacrons plus à conquérir de nouveau
clients, c'est le premier objectif, encore et toujours. Nous le faisons en
renforçant nos moyens sur la prospection entreprise, en particulier
pour celles qui sont en croissance, même si elles sont petites, à partir
du moment où elles ont un business modèle permettant une croissance à venir,
pour financer leur expansion et être l'acteur de proximité au
service de leur croissance. Cette conquête est aussi un objectif en
ce qui concerne les particuliers, notamment en créant de nouvelles
agences (nous devons en créer 10 cette année et environ 10
par an sur huit an). Puis nous voulons être plus présents sur
le marché de la prescription immobilière. Là, ce sont
des partenariats avec des promoteurs, c'est aussi le développement
de notre filière BNP-Paribas Immobilier sur le Sud-Est de la France.
Nous devenons sur la zone Euroméditerranée un promoteur de
bureaux, puisque nous allons construire sur son périmètre notre
premier immeuble de 11.000 m2 par
l'intermédiaire de notre filiale Meunier. La première pierre
sera posée courant avril et la livraison est prévue début
2007.
ASI : Que signifie pour vous l'arrivée d'ITER dans la région ?
T Laborde : Sur la question plus complète de l'avenir de la région, je crois que cette région a un avenir exceptionnel, tout d'abord pour son attrait estival qui est important. L'héliotropisme est une valeur prépondérante de cette région, mais cela ne suffit pas. Il faut des projets d'infrastructures lourds, même si sur le plan des liaisons cela a beaucoup progressé, avec le TGV notamment. Il faut des progrès d'aménagement urbain ; Euroméditerranée est déjà un grand succès et cela sera demain un superbe bénéfice. Nous sommes les premiers à nous être installés en masse dans cette zone, en faisant déménager 650 personnes, quand même… Cela veut dire que nous y croyons et au bout de trois ans de présence sur le site, nous pensons que nous ne nous sommes pas trompés. C'est là que le développement de Marseille, qui je l'espère rentrera demain dans les 20 premières capitales européennes, va se faire. Toutes les zones franches y contribuent aussi. En ce qui concerne cette région, je suis franchement optimiste. Les villes sont en chantier, Marseille, Nice, quand je vois le développement du haut Var, et celui entre Aix et Manosque avec notamment le Projet ITER, celui autour de Montpellier ainsi qu'à Béziers, j'y crois beaucoup. Alors, maintenant pour assurer cela, il faut que les acteurs privés et publics travaillent en bonne intelligence pour faire en sorte que les zones d'accueil soient disponibles au bon moment. Il faut maintenant que les surfaces disponibles pour loger les entreprises qui veulent s'installer ici, sortent de terre… et il en manque encore. Pour ce faire, il faudrait peut-être rendre les choses plus faciles administrativement ; je sais que c'est quelquefois compliqué, mais parfois en les rendant plus simple, nous irions un peu plus vite… Attention, il ne faut pas refaire la Défense, il faut faire un quartier d'affaires et de vie. C'est pour cette raison que le multiplex de Besson est un très bon projet, le collège et le programme immobilier aussi, sans oublier les Terrasses du Port avec les zones commerciales. Il faut cette mixité d'ensemble. Ce n'est pas seulement un quartier d'affaires, cela va bien au-delà. En ce qui concerne ITER, nous sommes la seule banque implantée à l'intérieur du CEA de Cadarache, et l'arrivée de ce projet nous pousse à créer pour le milieu de l'année une deuxième agence à Manosque et une deuxième à Pertuis. Nous avons sur Cadarache des gens qui parlent plusieurs langues et qui sont en train de se mettre au Japonais, pour pouvoir accueillir les futurs arrivants.
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29 juillet, 2006