Les pôles de compétitivité
tiendront-ils leurs promesses ?
par Philippe LEGER
La France prise en tenailles, coincée entre la concurrence des États-Unis et celle des pays émergents, saura-t-elle remobiliser ses capacités industrielles et ses potentiels de
recherche avec les pôles de compétitivité ? C'est tout l'enjeu du rapport de Christian Blanc intitulé "Pour un écosystème de croissance" qui préconise la fin du jacobinisme "qui date du primaire", et nous invite à jouer collectif entre Français... et entre Européens.
Vaste programme ! Et si c'était en ces trois derniers points que résidait, justement, la véritable innovation ? Les pôles de compétitivité en prennent-ils le chemin ?
L'innovation joue un rôle essentiel dans la stratégie de Lisbonne, et des pôles de compétitivité qui s'en réclament. Comme le souligne avec lyrisme notre confrère Business Week sur Internet : "L'innovation est la clé de la croissance interne, le levier pour augmenter les marges bénéficiaires, le Saint Graal du business pour le 21ème siècle". Rien de moins.
Pour Christian Blanc, le sauveur d'Air France, auteur du rapport "Pour un écosystème de la croissance", "l'innovation est devenue la principale force motrice des progrès économiques. C'est sur elle que repose la compétitivité française."
Sans innovation, aucune chance pour notre économie de mettre fin à son déficit comparatif de croissance avec les États-Unis, récurrent depuis 1994, d'un à deux points. Et puis, "Sans les avoir encore rattrapés, la Chine côtière et l'Inde urbaine éduquée conjuguent des niveaux de qualifications chaque jour plus proches de ceux des pays européens, avec des salaires et une flexibilité qui demeurent asiatiques."
Une analyse en phase avec le rapport Wim Kok remis à la Commission Européenne qui souligne "qu'il est devenu d'autant plus urgent d'appliquer la stratégie de Lisbonne que l'écart de croissance s'est creusé par rapport à l'Amérique du Nord et à l'Asie, alors que l'Europe doit relever les défis conjugués d'une croissance démographique faible et du vieillissement de sa population." Seuls signes encourageants, ou presque, dans ce rapport alarmiste, des pays de l'élargissement, si décriés chez nous, comme la Pologne, l'Estonie, la Lituanie, la Hongrie, connaissent "depuis cinq ans une croissance de la production et de la productivité supérieures à celle des États-Unis !" Autant de cailloux jetés sur la pelouse des détracteurs de l'élargissement et du non au traité constitutionnel. Et de signes qui incitent à miser sur l'innovation, l'enthousiasme pour l'Union Européenne et à jouer collectif.
Aujourd'hui, les deux superpuissances économiques du monde occidental sont coursées par des géantes démographiques, comme la Chine et l'Inde, qui ont chaussé les bottes de sept lieues de l'innovation... et d'une "flexibilité asiatique".
Cette dernière tendance est parfaitement confirmée en 2006 par les indicateurs composites avancés de l'OCDE qui montrent un ralentissement de la croissance dans la zone OCDE, précisément. Selon les données de juin 2006, les taux de variation sur 6 mois de ces indicateurs manifestent un affaiblissement des performances des sept grandes économies. Alors que les données les plus récentes pour les grandes économies, non-membres de l'OCDE, indiquent le maintien d'une expansion forte pour la Chine, l'Inde... et la Fédération de Russie (1).
Si les faits continuent à donner raison aux rapports de Christian Blanc et de Wim Kok, quels risques courrons-nous ? Pour Christian Blanc : "Si notre pays ne porte pas à plus de 3% sa croissance, des réductions majeures de prestations de services sont inévitables et la cohésion sociale menacée..." Mêmes craintes exprimées par le rapport Wim Kok : "Ce qui est en jeu à moyen et long terme, ce n'est rien moins que la viabilité de la société bâtie par l'Europe". Mais tout n'est pas dit... Alors, osons le dire.
Nous risquons d'assister dans les 25 prochaines années à un retournement étonnant de l'histoire, un retournement chargé de paradoxes et de symboles. Grâce à des capitaux, des concepts, des technologies issus de notre civilisation, il y aura la prise en mains des leviers de l'économie mondiale et du pouvoir par d'anciens peuples colonisés. Ces héritiers de civilisations plus anciennes que celle de l'Europe, ont aussi des populations plus jeunes, plus dynamiques, mieux formées et plus nombreuses. Et peut-être aussi plus exigeantes et plus dominatrices ? Espérons qu'à cette date, le monde soit devenu plus sage et plus uni. En prend-il le chemin ? À tout le moins, pour retrouver un avantage comparatif, notre économie a encore la possibilité " de faire la course en tête dans l'innovation." Sinon, elle devra s'aligner, de gré ou de force, sur le modèle social triomphant : "le modèle social asiatique. " Nous voilà prévenus.
Aujourd'hui, la France et l'Union Européenne sont au pied du mur. Pas de compétitivité sans innovation... donc, il faut innover.
Dans l'hexagone, on croyait tenir la recette avec les pôles de compétitivité lancés en 2004 par le gouvernement Raffarin sur la foi du rapport "Pour un écosystème de croissance" présenté par Christian Blanc. Programmes relancés l'année suivante par M de Villepin. Or, ils sont aujourd'hui sur la sellette et les plus pessimistes annoncent un "désastre inéluctable". En bref, on nous promettait le soleil d'Austerlitz... on voit venir la Bérézina. Peut-on accorder du crédit à ces funestes augures ? La France peut-elle encore remonter la situation et tenir les objectifs de la stratégie de Lisbonne ?
Éloignés des recommandations de Christian Blanc
Les pôles de compétitivité sont éloignées des recommandations figurant dans le rapport initial de Christian Blanc. Comment de ce fait, pourraient-ils tenir leurs promesses ? Cette évidence a fini par s'imposer à l'actuel Premier ministre qui décidé d'une réforme. Insuffisante... Elle ne vise en effet qu'à simplifier les lourdes procédures de fonctionnement des pôles. Actuellement, les divers ministères intéressés, Industrie, Défense, Recherche, Agriculture… attribuent les crédits prévus chacun à sa manière. Un seul fonds les distribuera désormais, a indiqué Dominique de Villepin, mais déjà l'ex-Datar, devenue la DIACT, et le Ministère de l'Industrie se disputent la gestion du fonds. On parle aussi de simplifier le fonctionnement interne des pôles et de leurs deux comités, celui des chercheurs et celui des financeurs, mais ce ne serait pas simple…
On entend dire "Les grands groupes s'approprient la part du lion et les PME restent à la portion congrue." Dans ces conditions, où les PME trouveraient-elles les capitaux si nécessaires à leur expansion et la création d'emplois ? Pas chez nous ?
La France propose-t-elle de véritables banques d'affaires ? "Chez nous, elles ont annihilé l'idée du risque et c'est là où la plus-value n'est plus méritante, mais malveillante" entend-on dire. Plus "bancksters" que banques ? Alors que selon le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, les PME françaises de moins de 250 salariés concentrent près des deux tiers de l'emploi total, salarié et non salarié. Parmi ces PME, les entreprises de moins de dix salariés occupent 30 % de l'emploi total et les TPE de moins de vingt salariés à peu près la moitié. Voilà un capital précieux pour la France... où elles évoluent en terrain miné.
Comme on le voit, la réforme est loin de se nourrir de la substantifique moelle de "l'écosystème de croissance..."
Pour Christian Blanc, " la mise en place des pôles de compétitivité appelle une mutation profonde des structures économiques de notre pays. L'objet n'est pas d'agir directement sur l'entreprise à travers de nouvelles subventions ou aides fiscales venant arroser en terrain stérile. Il s'agit en revanche de créer un écosystème où des initiatives naissent, croissent et s'épanouissent avec plus de facilité. "
L'État, manifestement, ne suit pas ses recommandations.
La nomenclature s'est attribué le droit de nommer les gagnants
Que fait l'État aujourd'hui ? On peut voir dans le JO du 6 août 2005 que le CIADT (Comité Interministériel d'Aménagement et de Développement du Territoire) a défini les principes, le processus de sélection et donné la liste des "pôles labellisés". La sélection comporte deux étapes. La première est la "labellisation" décidée par un CIADT après une analyse locale menée par le Préfet de région, (une expertise conduite par les services des ministères concernés et l'avis d'un groupe de "personnalités qualifiées").
La labellisation donne le droit de déposer des projets auprès des agences ou des ministères concernés. Quand les premiers financements sont obtenus, le Pôle est "validé". En bref, la nomenclature s'est attribué le droit de nommer les gagnants.
Seize pôles se partagent 80 % des crédits d'Etat (Le Monde, édition du 8 mars 2006). Un certain nombre ne relève pas de la définition donnée : aide à une filière (fruits et légumes, viandes, bois), aménagements de ports, etc. Non prévu par le texte du CIADT, c'est souvent un grand groupe qui assure la coordination des pôles bien financés ! Au total 1,5 milliards sont prévus, mais à l'évidence les relations entre Pôles, AII, ANR, Oseo, Caisse des Dépôts, ne sont encore pas clarifiées. Pour la démocratie et la transparence, on aurait pu faire mieux, non ?
Une société française cloisonnée
Pour Christian Blanc, "la transversalité" est une notion absolument capitale, au cœur du modèle : recherche, enseignement et entreprises sont étroitement mêlés, au point que les mêmes personnes peuvent être, à des moments successifs de leur carrière, chercheurs, entrepreneurs, consultants et investisseurs. L'ouverture de l'université au monde économique entraîne une très grande fertilisation entre recherche universitaire et monde de l'entreprise."
Pour fonctionner, Christian Blanc préconise que les pôles soient gérés, non par les ministères et administrations centrales, mais par les "régions" tandis que les universités et centres de recherche doivent être dotés d'une réelle autonomie... Qu'en est-il sur le terrain ?
Entre secteur privé, université et même entre les ministères, le cloisonnement est la règle. Les choses vont-elles finir par bouger ? N'y comptons pas trop. Au récent plaidoyer de Nicolas Sarkozy en faveur de l'autonomie des universités, François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a répliqué que dans les universités, une réforme de fond "n'est pas à l'ordre du jour " et donnera lieu à un débat " dans les mois à venir ". Le Parti Socialiste, tout en approuvant la création de pôles de compétitivité basés sur des relations universités-entreprises-recherche, dénonce "l'état de délabrement" de l'université
française.
Pour des "régions", moteurs de l'économie
Pour Christian Blanc, " Les synergies entre entreprises, formation et recherche ne peuvent être impulsées par l'État, car chaque ministère est naturellement plus attaché à la cohérence nationale de ses politiques qu'à leur synergie interministérielle sur les territoires. " Pour des raisons de périmètre géographique et de portefeuille de compétences, il confie ce rôle aux Conseils Régionaux.
Disons le tout net, la conception de Christian Blanc est à l'opposé de celle de l'actuel gouvernement. Par contre, elle est en phase avec celle de l'Union Européenne. Il existe de nombreux projets d'innovation et coopération technologique qui peuvent parfaitement participer au succès d'un écosystème de croissance. Citons IRE (Innovating Regions in Europe) qui est une plate-forme pour la collaboration et l'échange des expertises pour les régions qui sont en train de développer ou de mettre en place des stratégies et des schèmes régionaux innovateurs. REACTE (Réseau Européen de Coopération) qui regroupe 60 organisations et régions dont l'objectif commun est de fournir aux PME une assistance complémentaire dans le cadre des Fonds Structurels européens. EFQM, European Foundation for Quality Management créateur du prestigieux prix européen de qualité qui reconnaît les meilleures entreprises chaque année. ERIK, European Regions Knowledge based Network. Ce réseau est cofinancé par la DG Politique Régionale de la Commission Européenne dans le cadre des actions innovatrices des ERDF. ERIK fut fondé par 13 partenaires. L'objective principal est le soutien et le prochain développement des contacts en réseau et l'échange des bonnes pratiques parmi les régions européennes. Le réseau est centré sur l'Action Innovatrice : "Économies Régionales Basées sur la Connaissance et l'Innovation Technologique " etc.
Pourtant, la vision de Christian Blanc nous semble manquer d'audace. Dès leur apparition dans le paysage géopolitique de la France en novembre 1956, les régions sont apparues comme des unités territoriales au déséquilibre flagrant. " Midi-Pyrénées embrasse 10% de l'espace naturel... L'Alsace 1,5%. " Depuis, les choses n'ont guère évoluées... Beaucoup n'ont pas la "masse critique" nécessaire au décollage économique et industriel. Que dire de leur budget par rapport à leurs consoeurs européennes ? C'est Lilliput et Gullivert ! Ne vaudrait-il pas mieux commencer à penser l'économie en terme "d'eurorégions", beaucoup plus équilibrées ?
La réussite des pôles de compétitivité suppose une nouvelle approche de la territorialité. Totalement dédaignée par une France timorée qui n'a pas su prendre le virage en appuyant dans les années 80 la création "d'eurorégions", elle s'est même montrée incapables de penser la région comme moteur de la croissance européenne. La faute incombe autant à un jacobinisme de routine qu'à une vision bornée et dépassée des intérêts de la nation.
À ce jour en France, seules des autorités locales ont pris conscience de l'intérêt d'un partenariat, par-dessus des frontières dont se moque une économie mondialisée qui joue à saute moutons. Devinez qui sont les moutons.
Deux régions françaises seulement, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, participent au fonctionnement d'une véritable eurorégion alors que l'Union Européenne en compte quatre-vingt. Pour un développement durable basé sur l'innovation et la cohésion sociale et territoriale, elle se sont alliées avec trois autres régions d'Espagne : Aragon, Catalogne, Iles Baléares.
L'Arc Latin, créé en 2005, "doté d'outils permanents de coopération" fournit un bon exemple "d'euro-territoire" qui réunit les Départements en France, les " Diputaciones " en Espagne, les Provinces en Italie, et les Collectivités au Portugal, comprenant les espaces du littoral méditerranéen ainsi que leur arrière-pays. Il a pour objectif " l'instauration entre collectivités d'une concertation permanente pour bâtir des projets en commun ". Aujourd'hui, avec la nouvelle génération de programmes européens de coopération 2000-2006, le Schéma de Développement de l'Espace Communautaire (SDEC), et le processus d'ouverture vers la rive sud de la Méditerranée engagé en 1995, les collectivités disposent de nouveaux outils pour une meilleure intégration européenne. Mais un "euro-territoire" n'est pas une "eurorégion". En France, la notion de "Grand Delta" s'arrête encore à nos frontières. Une eurorégion portant ce nom reste une utopie. Dans les années 80, on rêvait du "Grand Delta" qui recouvrait 3 moteurs de l'Europe (Rhône-Alpes, Catalogne et Lombardie), la région PACA et la Suisse francophone. L'hinterland du port de Marseille ne s'étend-il pas jusqu'à la Suisse dont il constitue le premier port ? Qu'est devenu le projet d'autoroute Marseille-Genève pourtant inscrit au plan dans les années 80 ? Passé aux oubliettes.
Logique de programme ou de cluster ?
On reproche aux pôles de compétitivité de répondre davantage à une logique de programme qu'à une logique de cluster. Alors autant méditer sur la mésaventure du "Plan Calcul" lancé en 1966 par le Général de Gaulle, et qui était destiné à assurer l'indépendance du pays en matière de gros ordinateurs.
Pendant que l'État n'en finissait pas d'engloutir des milliards de francs, une PME rassemblant trois jeunes français, André Truong et son compère François Gernelle, aidé d'un autre ingénieur, Benchitrite, inventaient le premier micro-ordinateur du monde, sans aucune aide. "Nous travaillions dans une cave, à Chatenay-Malabry, environ 18 heures par jour" raconte André Truong. "C'était l'hiver, et pendant 3 mois je n'ai pratiquement jamais vu le jour. La machine que je baptisais "micro-ordinateur", c'est logique puisque c'était un ordinateur construit avec un "microprocesseur", possédait presque toutes les caractéristiques de ses grands frères sur lesquels j'avais travaillé à Intertechnique: Varian 6201, Multi 8."
Quelle reconnaissance pour ses pionniers ? Les Américains Commodore, Tandy Radio Shack et autre Apple Computer ont eu tôt fait de prendre le relais et d'occulter les travaux des pionniers français. A titre de consolation, il reste un musée à Boston pour attester de cette paternité, ainsi que quantités d'ouvrages sur l'histoire de l'informatique. André Truong est décédé en 2001 des suites d'une erreur médicale, deux ans après avoir reçu la légion d'honneur, dans la plus grande indifférence des médias.
Sur les critères actuels des Pôles de compétitivité, la petite PME d'André Truong aurait-elle une chance d'être labellisée ? Nous ne le pensons pas. Quand bien même l'aurait-elle été, le comité de sélection aurait-il compris que le marché du compatible PC allait faire un boom ? Aurait-il était plus malin que Bull qui avait racheté R2E... et laissa filer le marché des PC ?
Par contre, il y a fort à parier que nos "experts" auraient labellisé le Minitel, qui a contrarié pendant des années l'essor de l'Internet dans notre pays... Pour se remettre de son erreur, le comité d'experts aurait sans doute accordé les crédits les plus larges au plan "informatique pour tous" (IPT) présenté à la presse, le vendredi 25 janvier 1985, par Laurent Fabius, Premier ministre de l'époque. Il visait à mettre en place, dès la rentrée de septembre, plus de 120 000 machines dans 50 000 établissements scolaires et à assurer la formation, à la même échéance de 110 000 enseignants. Son coût était évalué à 1,8 milliards de francs, dont 1,5 milliards pour le matériel. Excusez du peu. Ce plan est généralement regardé aujourd'hui comme un échec sévère.
On a déjà vu notre pays rater le début d'une révolution industrielle et revenir ensuite dans la course. Ainsi, en 1972, le pourcentage de foyers français raccordés au téléphone était inférieur à celui des familles américaines en 1939. Dix ans seulement ont suffi à la France pour se mettre à niveau... grâce à une vigoureuse politique industrielle mise en place par l'État.
Tout le monde connaît aussi la réussite de Sophia Antipolis, le cluster français de référence.
C'est justement ces deux exemples qui rendent pertinente l'analyse de Christian Blanc qui établit une distinction entre "l'information" et "la connaissance". La première ne permet que le copier-coller, la seconde ouvre la porte à la véritable création. Entre logique du programme et logique du cluster, il conviendrait de choisir ou tout au moins de nuancer.
Les pôles de compétitivité ne constituaient-ils pas l'occasion rêvée "de nous saisir à neuf", pour citer le poète Saint-John Perse dont M Dominique de Villepin est, dit-on, un grand admirateur ? En attendant, avec l'orientation donnée, "elle se bat comme une huître !" aurait pu s'exclamer Napoléon.
1) On relira avec profit l'article consacré aux "zones économiques spéciales" de la Russie - Ambitions Sud International n°53.
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Page actualisée le
15 April, 2007