Pour le Crédit Mutuel Méditerranée, l’autonomie et des objectifs en préservant l’éthique
Notre intérêt s’est dirigé vers un organisme à la puissance discrète tout en faisant partie des banques qui compte le plus en France : Le Crédit Mutuel. Plus ancré dans le monde associatif et plus principalement dirigé vers le particulier, cela ne l’empêche pas d’avoir des idées et de les réaliser. Avec un axe fort sur notre région, le Crédit Mutuel Méditerranéen est très présent et ne risque pas de se faire oublier tant son implication est importante à l’avancée générale du système. Mais il est vrai que la politique générale de cette banque mutualiste n’est pas simple, comme nous l’explique Pierre Filliger son Président :
«
Il faut rappeler que notre organisation est scindée en plusieurs groupes
et que chaque groupe est autonome. C’est le grand principe du Crédit
Mutuel. En fait, dans notre organisation, il y a un groupe qui domine, c’est
l’Alsace ; il représente actuellement plus de 70% de l’ensemble.
C’est ce groupe, qui a de réels moyens en fond propre qui s’est
rendu propriétaire du CIC, lorsque le choix politique a été
fait par le gouvernement. Actuellement. Michel Lucas, Président du
groupe alsacien est également président du directoire du CIC.
Contrairement à ce que l’on peut imaginer, à l’extérieur,
l’autonomie dont nous jouissons tous, fait qu’il y a très
peu de moyens mis à la disposition d’un groupe comme le nôtre,
qui se crée ou qui se développe, par l’ensemble des acteurs.
En plus, par notre position régionale, nous sommes en dehors de certaines
choses et nous ne participons pas toujours aux avancées globales dans
le précepte de notre organisation. Nous sommes bien sur liés
par les textes, la loi, mais il n’y a pas de système central.
C’est un peu « débrouille-toi, tu es autonome. »
Ce côté autonome, plein de sens au niveau liberté, n’est
peut-être pas la meilleure des solutions pour un développement
rapide. C’est un peu ce que regrette Pierre Filliger lorsqu’il
nous confie : « Je pense, que nous aurions pu certainement nous développer
beaucoup mieux si nous avions pu avoir des moyens. Mais tenant compte de l’autonomie
de chaque fédération, il y a le côté politique
et le côté financier, et si vous n’êtes pas autonome
financièrement, vous ne l’êtes plus. Cela n’empêche
pas que nous fassions certaines choses en commun, notamment en terme de communication,
mais chaque fois ce sont des débats et des discussions sans fin pour
arriver à se mettre d’accord. » Il faut savoir que chaque
fédération est soumise aux règles de la commission bancaire,
notamment au ratio de solvabilité, ce qui lui laisse énormément
de liberté, mais également beaucoup de responsabilité.
Elle mutualise les systèmes informatiques qui servent à tous,
même si là encore le groupe alsacien s’impose, car c’est
le plus développé.
Cette prédominance est présente partout et on la retrouve notamment
dans les programmes d’assurance qu’il commercialise déjà
depuis 20 ans et qui sont proposé à la clientèle des
différents Crédit Mutuel de France. Naturellement, il y a deux
données qui sont intéressantes dans ce schéma : La première
est en opposition avec la libéralisation et l’autre, par contre
est très libre, notamment en interne, cela veut peut-être dire
que la banque mutualiste cultive l’ambiguïté… La réponse
de Pierre Filliger ne se fait pas attendre : « Effectivement on met
le doigt sur le fond du problème. Car comment concilier les deux choses
en fait ? Comment peut-on devenir plus grand au fil des années, puisque
fatalement c’est notre lot, tout en ne bénéficiant pas
d’une aide qui nous permettrait d’être réactif immédiatement.
C’est là toute la question.» Et il évoque les souvenirs
: « Il faut se rappeler qu’à Marseille, nous avons acheté
notre premier immeuble à crédit, grâce à une SCI
(Société Civile Immobilière) que nous avons créé
pour nous permettre d’emprunter la somme à notre propre banque.
Il est vrai que cela vous laisse une façon toute particulière
d’être autonome. Pour le reste, nous essayons de faire comme tout
le monde et de nous ranger derrière des règles nationales, mais
elles ne sont pas contraignantes du tout. »
Il y a des virages importants à prendre dans une région qui évolue
Le
fait d’être maître et indépendant procure certainement
un avantage non négligeable, notamment celui de l’intégration
complète dans le tissu régional, ce qui est le but recherché
lorsque l’on cultive l’esprit de proximité. Par contre,
il peut y avoir un inconvénient de poids, la difficulté d’avoir
à contribuer à un grand programme seul, lorsque l’on n’est
pas suffisamment puissant pour le gouverner. Il y a certainement, dans cette
approche, un sentiment de frustration et d’impuissance par rapport aux
possibilités que peut avoir une autre banque et surtout la banque sœur,
le CIC, qui peut (elle), mettre en place une politique concernant différents
chantiers et la faculté qui lui est donné de les réaliser.
Mais pour Pierre Filliger, cet état, s’il est quelques fois gênant,
n’est pas irrémédiable et il l’explique : «
Dans le cadre de l’intégration à la région, c’est
effectif, nous en faisons partie et nous nous fondons complètement
en elle. Dans l’autre cas, il me semble dommage de développer
aujourd’hui un côté « capitalistique » alors
que la base même est Crédit Mutuel. Car le développement
des deux aurait pu être fait en même temps, avec les mêmes
moyens, en tenant compte, à mon avis, que la banque mutualiste a beaucoup
d’avenir. Pour les grands projets, effectivement nous serions obligés
de faire appel à des amis, en considérant qu’ils acceptent
de se joindre à nous. Cela dit, nous aurions beaucoup d’amis
qui seraient très intéressés à accomplir un dessein
ici. Mais il faut malgré tout constater que le décalage existe,
et il est énorme. »
L’explication est intéressante pour arriver à mieux cerner
les avantages et les risques d’une autonomie exacerbée. Toutefois,
dans le contexte actuel des affaires et de leur décentralisation, on
s’aperçoit que des banques mutualistes ont été
obligées de prendre un virage important pour répondre aux besoins
déclenchés par le schéma européen. Ce qui pose
un autre problème à une entité régionale, qui
doit chercher à exister en étant confronté à ce
contexte « mondialiste ». Naturellement, cette situation, n’est
pas obligatoirement en liaison avec les objectifs du Crédit Mutuel
Méditerranéen, qui choisira plutôt une stratégie
régionale évolutive, à une progression internationale
qu’il ne pourrait peut être pas contrôler. Sur ce point,
Pierre Filliger n’hésite pas : « Au niveau international
il n’y a que le CIC. Le Crédit Mutuel entre un peu maintenant
dans cette spirale. S’il y a un problème financier qui touche
un problème international, voire même de gros financements régionaux,
nous allons utiliser des filiales dirigées par Strasbourg (en majorité
de capital), où l’on trouve d’autres fédérations.
Les structures sont là. Si aujourd’hui nous voulions financer
un grand programme ou le commerce international, nous n’aurions aucun
problème. Mais à la limite, le rôle du Crédit Mutuel
Méditerranéen est plutôt de rester régional, et
je pense qu’il le restera ; il aura sa sphère d’activité,
pour le reste il a des structures. Nous avons créé Caméfi
Banque pour les entreprises, et cela ne marche pas mal, pour un produit naissant.
En effet, nous avons actuellement près de 450 millions d’euros
en intervention, et ce développement de produit est le résultat
d’une démarche faite avec nos collègues de Bretagne, ce
qui montre bien qu’il y a collaboration entre nous. Cela dit, il y a
des éléments différents qui entrent en ligne de compte
; nous voulons rester autonome, et nous défendons encore cette notion
d’autonomie, je pense que c’est important. On nous explique maintenant,
que cela n’a plus d’importance, que tout va devenir européen.
Moi je n’y crois pas trop, je pense qu’une banque de proximité
a des chances de bien se développer, car elle aura toujours une raison
d’être. Maintenant si nous avons un grand projet, nous ferons
appel à des partenaires, soit chez nous, voire vers des banques étrangères,
puisque nous avons des relations qui sont prêtes à intervenir
avec nous et nous resterons dans le projet, même si c’est pour
une portion minime en terme de financement. De toute façon, je ne vois
pas le Crédit Mutuel déborder sans qu’il utilise des structures
qui n’ont rien à voir avec le Crédit Mutuel. Pour approfondir
ce thème de l’international, les exemples sont là. Prenez
le CM du Nord, il va déborder sur la Belgique, la Bretagne va chercher
à se développer sur les territoires à côté,
car ils ne peuvent pas le faire sur l’Atlantique. L’Alsace fait
pareil en ayant toutes les structures de la banque européenne de demain.
Ils investissent beaucoup dans les assurances sur les pays du Maghreb, Algérie,
Maroc, Tunisie, ils ont plus que des accords avec les caisses Desjardins du
Canada, grâce à une participation importante dans le capital.
En outre, ils ont une salle de marché à New York, ils sont présents
à Londres et à Hong Kong… Ils ont les outils, même
s’ils ne sont pas encore, pour l’instant, au top niveau international,
mais ils existent. De ce fait, le Crédit Mutuel aurait la possibilité
de trouver des solutions.»
Vers une évolution régionale importante
Pour
revenir sur un sujet plus régional, le Crédit Mutuel Méditerranéen
est effectivement sur quelques projets d’intérêt général
régionaux, où il participe grâce à des filiales
du Crédit Mutuel, voire de banques étrangères, comme
nous l’avait laissé entendre le président. Mais la volonté
actuelle du groupe pour les années qui viennent, c’est un fort
développement du réseau de caisses de proximité. «
Caisse locale avec conseil d’administration et garder cette fibre, même
si elle paraît un peu désuète » nous confie Pierre
Filliger avant d’ajouter, pour que l’explication soit complète,
« Nous avons d’ailleurs annoncé la création de cinq
à dix caisses. Nous sommes considérablement en retard pour toute
une série de raisons, notamment l’immobilier qui nous pose un
grand problème à cause de son prix élevé. Aujourd’hui
pour trouver le bon emplacement souhaité, c’est difficile, et
parfois nous sommes bloqués uniquement par cela. Il faut impérativement
que nous fassions un minimum de sept points par an, ce qui correspondrait
à la demande que nous enregistrons actuellement. Incontestablement,
les investissements seront lourds pour un groupe comme le nôtre, mais
nous les ferons. Il faut aussi qu nous terminions le projet en cours avec
Valence, car rien n’est réglé, les conventions collectives
ne sont pas harmonisées, il y a encore beaucoup de choses à
faire, cela sera le travail de l’année 2007, il faut que cela
soit fini dans un an.
Valence à quelques projets, nous en avons aussi, notamment sur les
caisses agricoles. En ce moment nous nous intéressons beaucoup à
l’agriculture, pour une raison simple, le Crédit Mutuel a 10%
de parts de marché dans ce domaine sur le plan national et nous en
sommes très loin. Aussi nous voudrions nous fixer comme objectif de
prendre 10% de ce marché régional. Nous répondons d’ailleurs
à pas mal de demandes, surtout dans le Languedoc Roussillon. A cet
effet, nous avons embauché des ingénieurs Agri. Ils sont sur
le terrain, et font du conseil, du financement… Notre projet est d’établir
un secteur agricole en croissance. Nous avons déjà financé
de grosses opérations, notamment dans le domaine des vignobles. Nous
allons reprendre le process dans le Vaucluse et faire beaucoup mieux dans
le Var. Nous disposons de moyens de mise en route, et nous sommes en train
de les peaufiner. D’autre part, un centre Internet Agricole National
existe, et les agriculteurs peuvent venir consulter gratuitement tout ce qu’il
y a de neuf en réglementation et toutes les informations indispensables
à l’exercice de leur métier. Cet outil est en amélioration
permanente pour qu’en 2007 il soit encore plus performant. Cela fait
deux ans que nous voulons entrer dans ce précepte, et l’on constate
qu’il n’est pas évident d’intégrer un schéma,
surtout lors que l’on aboutit de plein pied dans un monde concurrentiel.
Mais le monopole n’est jamais bon, notamment pour l’évolution.
»
En terme de territoire, il précise ses priorités, « En
ce qui concerne le Var et les Alpes Maritimes, nous sommes déjà
installés sur ces territoires, mais pas suffisamment présents.
Nous allons porter nos efforts et ouvrir prochainement sur Nice trois nouveaux
points, qui sont en préparation ; nous avons beaucoup à faire
dans cette ville. Ensuite il nous reste toute la région du Vaucluse
à développer… nous sommes présents sur deux points
avec le Crédit Mutuel Agricole à Villeneuve. Cela marche très
fort à Cavaillon et à Carpentras. Cette extension fait parti
de nos objectifs proches. Peut-être Briançon, où nous
sommes en train de considérer l’opportunité avec nos amis
de Valence. Il est vrai que nous ne sommes pas trop représentés
dans les Hautes Alpes et les Alpes de Haute Provence, mais nous ne voyons
pas où nous pourrions nous mettre. »
De gros projets pour la nouvelle année qui va commencer en ayant de
sérieux objectifs. Pour expliquer l’absence de certains points
de la région, Pierre Filliger, après un moment de réflexion,
nous confie : « En fait, la fédération s’étant
créée à Marseille, tout le poids est là. Mais
à Marseille, nous atteignons des niveaux qu’il n’est pas
utile de développer, car il faut que cela reste des caisses de petits
niveaux. Nous pensons que des points de ventes à une dizaine de personnes
c’est bien ; trop gros, cela ne marche plus pareil. Cela ne nous empêchera
pas d’en ouvrir une prochainement à St Jérôme à
Marseille… Mais il faut savoir aussi, que nous avons créé
un groupe avec rien, sans aide, sans moyens. Nous avons créé
une banque avec les moyens des sociétaires. On nous a dit « Vous
pouvez faire le livret bleu, parce que l’on vous agrée dans le
système Crédit Mutuel en tant que banque. Vous pouvez collecter
de l’épargne… Avec cela, nous avons fait des crédits,
nous avons dégagé des marges pour payer nos charges, et pour
investir. Mais jamais on est venu nous apporter du capital ou des moyens.
Et si nous n’avons pas été assez rapide dans notre développement,
c’est parce que nous savons combien cela coûte. En trois ans,
la création d’une caisse va nous valoir une perte d’environ
10 millions d’euros. Il faut les supporter, en tenant compte qu’elle
ne commencera pas à rembourser avant la fin de la quatrième
année… A partir de là nous pouvons recréer d’autres
caisses. A ce train-là, nous avons de quoi faire sur la région
pour les cinquante prochaine années ! Je pense que nous sommes capables,
en continuant à nous développer, d’avoir un réseau
plus performant et de tenir une place régionale importante, c’est
un peu notre objectif. Cela fait trente ans que nous sommes là, et
nous avons fait pareil et peut-être un peu mieux que les autres, au
prorata toujours. Mais comme nous avons voulu garder notre liberté,
le reste ne suit pas. Aussi, s’il devait arriver un grand chamboulement
économique dans la région demain, nous ne serions pas prêt.
»
Il y a proximité et Proximité
Si
l’on parle de proximité, puisque c’est le grand mot actuel,
une région comme la nôtre est située à proximité
de part et d’autre de l’Espagne et de l’Italie. Et rien
ne peut empêcher un organisme financier de regarder ce qui se passe
par le petit bout de la lorgnette. Cette opportunité n’a pas
échappé à Pierre Filliger lorsqu’il parle de partenariat
et de proximité, voire d’association, comme il nous le dit :
« Je pense qu’un partenariat, voire plus, c’est une question
envisageable. Pas pour l’immédiat car on ne cerne pas encore
la chose. Mais je dirais oui ! Je pense, tout simplement que ceux d’à
côté ont le même problème, donc on devrait fatalement
se rencontrer sur quelque chose. Nous avons essayé, il y a quelques
années avec la Caisse d’Epargne de Valence… Manifestement
nous étions encore trop petit, nous n’avions pas grand-chose
à leur demander et eux non plus… c’est resté une
donnée de visite courtoise. Mais il est certain que dans un système
bancaire futur on aboutirait. Cela étant dit, nous ne sommes pas structurés
en région pour répondre à une grande association avec
un groupe. Notre spécificité d’autonomie ne permet pas
la taille critique pour faire face ; ce genre d’accord sera plutôt
réservé à une structure nationale. »
La diversification d’activité, une voie d’avenir
Malgré le fait d’être ou de faire partie d’une petite banque, le Crédit Mutuel, a toutefois déclenché un phénomène d’actualité : c’est l’investissement opéré dans la presse avec l’importante participation prise dans le quotidien « Le Dauphiné Libéré ». Beaucoup, l’effet de surprise disparu, se sont demandés pourquoi une telle démarche, sans regarder vers le passé, car s’ils l’avaient fait, ils auraient remarqué ce que Pierre Filliger nous explique : « Je crois qu’actuellement nous n’avons pas la majorité dans le support en question, mais nous allons l’avoir, c’est prévu. Je ne peux pas trop en parler car ce n’est pas nous, Crédit Mutuel Méditerranéen… Je pense que cela vient de « l’Est Républicain ». Le journal « l’Alsace » leur appartient depuis longtemps et ils ont aussi des participations aux « Dernières Nouvelles », et un peu dans le « Monde », enfin un peu partout. Mais je vous le signale, il n’y a pas aujourd’hui de politique avouée en matière de communication nationale. Ce sont nos amis alsaciens qui vont investir. On va vous répondre pour l’instant « nous n’avons pas de projets, nous sommes sollicités pour participer dans la presse au vue de nos expériences… nous répondons pourquoi pas ! » Le prix n’étant pas trop exagéré, à l’évidence tout se rationalise, il suffit de faire une belle plate forme et tout fonctionne. Je pense qu’ils sont capables de mettre tous les journaux à l’équilibre rapidement. Mais acheter de la presse sans avoir une idée, c’est difficilement envisageable, donc je ne peux pas vous dire qu’il n’y en a pas. Si d’ailleurs leur pôle d’intérêt s’arrêtait sur la presse régionale de notre territoire, il est certain que nous souhaiterions être associé très largement dans le projet, ce qui n’est pas exclu d’ailleurs. »
A part cela, il y a d’autres schémas
de diversification qui intéressent plus particulièrement le
CMM, comme nous le fait découvrir Pierre Filliger : « Cela fait
plusieurs mois que nous étudions les problèmes des maisons de
retraite. L’aide à la personne, va être un des axes important
de 2007, et ce sont des sujets qui nous paraissent faire partie du rôle
que pourrait jouer le Crédit Mutuel. Naturellement dans le cadre des
maisons de retraite, nous pensons investir dans la construction, peut-être
pas dans la gestion car nous avons des moyens de faire gérer par des
professionnels qui ont l’habitude, car ça aussi c’est un
métier. Je vois bien cela, rattaché au rôle social de
notre organisme. Nous aimerions vraiment apporter quelque chose dans ce monde
de la retraite, avec peut-être des prix plus accessibles ou de meilleures
prestations. Nous sommes en train d’étudier cela avec nos amis
de Nantes qui ont une grosse expérience de l’immobilier et du
logement social, pour lequel nous sommes aussi intéressés. Je
pense que dans notre région, à ce niveau là, il y a énormément
à faire. » Et de conclure en confiant, « C’est d’ailleurs
dans ce cadre de l’intérêt général, peut-être
quelques fois oublié, que nous nous sommes engagés dans l’action
de lutte contre le cancer, en répondant favorablement au Directeur
Général du Crédit Agricole à la proposition d’association
concernant le projet U2T, lorsqu’il nous l’a soumise. Il y a longtemps
que nous pensions à ce type d’action, nous sommes très
heureux de pouvoir y participer et nous aimerions que d’autres nous
suivent. C’est pour cela que nous en avons parlé à nos
amis de Valence dans l’espoir qu’ils se joignent aux groupes des
banques mutualistes qui portent le projet. Je pense qu’en participant
à la réalisation de ce projet, nous participons tous à
quelque chose de vraiment humain qui correspond à notre éthique.
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