Lancement de la construction du réacteur de recherche Jules Horowitz

François Loos, ministre délégué à l’Industrie, a lancé la construction du réacteur de recherche Jules Horowitz (RJH) lundi 19 mars 2007. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Alain Bugat, administrateur général du CEA, Philippe Pradel, directeur de l’énergie nucléaire au CEA, Serge Durand, directeur du Centre de Cadarache, des partenaires industriels français (EDF, Areva) et internationaux et de plus de 500 invités. Le RJH a pour but de mettre au point et de tester de nouveaux combustibles et matériaux qui seront mis en oeuvre dans les réacteurs électrogènes d’aujourd’hui et de demain, notamment pour préparer la 4ème génération. Au-delà de ces applications dans le domaine de l’énergie, le RJH assurera la production de 25% des besoins européens en radioéléments utilisés en médecine nucléaire et pourra contribuer à la production de silicium de haute performance pour les composants de l’industrie de l’électronique.

 

 

 

La mise en service du réacteur est prévue en 2014

François Loos a indiqué lors de son allocution que « le RJH est un projet majeur pour la région, qui en renforçant le pôle de Cadarache, aura des retombées économiques importantes qui se rajouteront à celles d’Iter. Ce sont ainsi plusieurs centaines d’emplois, directs et indirects, qui seront créés. Pour la construction du réacteur, ce sont près de deux tiers des dépenses du projet qui devraient revenir aux industries de la région ». Il a par ailleurs souligné « la capacité du CEA à convaincre et à mobiliser les partenaires les plus prestigieux autour d’un projet structurant », qui contribuera à « développer des énergies non génératrices de gaz à effet de serre, conformément à la feuille de route du dernier Conseil européen prévoyant de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre en Europe à l’horizon 2020 ».


L’investissement du RJH correspond à 500 millions d’euros, financés à 50% par le CEA, à 20% par les partenaires internationaux, à 20% par EDF et à 10% par Areva. A l’occasion de cette cérémonie, Alain Bugat a rappelé que « face à l’ampleur des enjeux de la politique énergétique, la capacité de recherche et développement à répondre aux besoins de l’industrie et des pouvoirs publics en apportant des solutions plus compétitives tout en garantissant les meilleurs niveaux de sûreté, devient un sujet central. Si, ces dernières décennies, la R&D a contribué à la compétitivité de l’énergie nucléaire en faisant la production d’électricité la moins chère, il reste de nombreux défis scientifiques et technologiques à relever pour que l’énergie nucléaire s’inscrive de manière durable et acceptée dans les politiques énergétiques ». En s’exprimant au nom des partenaires internationaux du projet (Belgique, Espagne, Finlande, République Tchèque et bientôt d’autres), Frank Deconinck, président de la European Nuclear Society, a indiqué que « le RJH est une démonstration de la nouvelle culture dans laquelle les avancées scientifiques obtenues dans le cadre d’une collaboration internationale doivent bénéficier à l’humanité entière et non servir uniquement aux intérêts nationaux ».