Un fond et une synergie de compétence pour les PME régionales
Le lancement du Fonds de capital investissement " Connect Capital ", d'un montant global de 30 millions d'euros, par Viveris Management et Connect Gestion est maintenant effectif. Cette ressource est, de par sa spécificité, très originale et même unique en son genre, puisque pour une fois elle prendra des participations majoritaires, à 50 ou 51% dans des PME, située sdans le quart Sud-Est de la France, de Lyon à Montpellier. En effet, Connect Capital investira en fonds propres au travers d'opérations de capital transmission, faisant intervenir un repreneur extérieur (LBI : Leveraged Buy In) un repreneur interne (MBO : Management Buy Out) ou permettant au dirigeant de rester aux commandes (OBO : Owner Buy Out).
Une initiative originale à plus d'un titre
L'idée, est venu d'un certain nombre de chefs d'entreprises de notre région, se penchant sur les problèmes de cession de patrimoine professionnel rencontrés par beaucoup de dirigeants arrivant à l'âge de la retraite, ou également sur l'envie de certains qui aimeraient bien profiter de ce type de décision en participant avec d'autres, en se groupant, ou en achetant pour constituer une société plus importante, mais qui n'ont pas toujours les moyens financiers pour le réaliser " nous explique Jean Pierre Barade, le Président de Connect Capital. " Mais la véritable originalité de ce fonds, c'est qu'il s'appuie sur une synergie de compétences, celles d'un gestionnaire multirégional de fonds de capital investissement, Viveris Management, et celles de deux dirigeants d'entreprises expérimentées, Jérôme Borie, un des fondateurs d'Avenir Télecom et Franck Paoli, réunis au sein de l'entreprise Connect Gestion " rajoute-t-il. Sans oublier que cette synergie se trouve renforcée par l'implication forte d'une quarantaine de dirigeants d'entreprises de la région, issus de secteurs d'activités très divers. Naturellement ces " Sponsors Fondateurs " apportent leurs compétences et leur expertise, mais pas uniquement, comme nous l'annonce Jean Pierre Barade : " Pour alimenter le fond Connect Capital, les participants ont versé entre 200.000 et 500.000 euros. Cela nous a permis d'engranger 6,7 millions d'euros, plus des fonds et des banques qui ont suivi, ce qui nous amène à fin septembre à 27 millions d'euros, alors que nous avons prévu 30 millions d'euros à fin décembre 2007. " L'engagement de ces " souscripteurs " est en plus un gage de sérieux et surtout d'efficacité, car si tous investissent, c'est aussi pour en retirer quelque rentabilité, et cette donnée entre impérieusement dans le choix des sociétés qui seront sélectionnées pour accéder à ce fonds, dans des sommes qui pourront varier de 3 à 4 millions d'euros, après que le comité d'investissement ait donné son accord. En effet, comme l'explique Jean Pierre Barade, la sélection sera rude : " En ce qui concerne les entreprises que nous ciblons, il faut qu'elles génèrent entre 10 et 20 millions d'euros de chiffre d'affaires et une rentabilité qui se situe entre un et trois millions d'euros, pas plus, mais c'est déjà pas mal. Au-delà, nous n'aurions pas les moyens ; par contre, le fonds étudiera des sociétés dans tous les secteurs d'activités, quels qu'ils soient et sur des marchés porteurs pour avoir des chances de les développer.

Car, sauver une entreprise c'est bien, mais si l'on peut lui construire un avenir c'est mieux. Ces sommes peuvent être interprétées comme étant trop fortes pour des établissements de notre région. Pourtant, malgré la difficulté qu'il peut y avoir à trouver sur notre territoire des entreprises d'une certaine importance, on en trouve effectivement qui ont une rentabilité intéressante. Mais il est impératif de fixer des chiffres et des limites, car si quelqu'un vient avec une société qui gagne 5 à 6 millions d'euros, il faudra investir pour la développer. Ce n'est pas notre objectif premier, quitte à faire, d'ici deux ou trois ans lorsque nous aurons épuisé notre stock, un deuxième fonds pour aller dans ce sens. Par contre, il y a une société qui fait 600.000 euros qui nous intéresse, car son potentiel est tel, qu'elle produira certainement un million d'euros de résultat dans deux ans. " Si la limite choisie par le comité d'investissement est à ce niveau, c'est uniquement " parce que c'est notre tout premier fonds et que nous voulons le sécuriser en minimisant les risques. Par contre, cela n'exclut pas qu'une société dans un secteur déterminée, (nous en avons trois en tête), réalisant moins d'un million d'euros, unie à d'autres et en créant des synergies, pourrait donner une compagnie qui ferait deux à trois millions d'euros de résultat. Car, avec notre fonds, nous avons la possibilité de réunir des sociétés complémentaires pour en faire des valeurs sures avec des résultats qui suivent, " renchérit le président J. P. Barade.
Des objectifs précis
Connect Capital s'intéressera à des entreprises non cotées sur un marché actuellement très porteur. En effet, le marché de la transmission d'entreprises en LBO croît durablement ; on enregistre près de 30 opérations de ce type chaque année dans le quart sud-est de la France, sur le segment des PME ayant une valorisation comprise entre 3 et 15 millions d'euros. De plus, ces sociétés constituent le segment de marché du capital investissement le moins concurrentiel et présentant le potentiel le plus élevé, et il reste un marché faiblement structuré. Une chance pour ce nouveau fonds et une grande opportunité pour tous ses participants, de même pour le Comité d'investissement que nous présente Jean Pierre Barade, son président : " Le Comité d'investissement est composé de huit personnes: Thierry Blondel, Directeur exécutif de Vivéris Management, Jérôme Borie, Direction générale de Connect Gestion, Serge Lebourgeois, Président de Illis Consultants, Franck Paoli, Direction Générale de Connect Gestion, Marc Santoni, Avocat au barreau de Paris, Eric Schettini, Président de Viveris Management, Théodore Zarifi, Président Directeur Général de la société d'investissement Romain Boyer, et moi même. "